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L’importance de stimuler les enfants de 0 à 5 ans pour maximiser leurs chances de réussite

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La Fondation Lucie et André Chagnon a entrepris récemment une vaste campagne de sensibilisation sur l’extrême importance de stimuler les enfants de moins de 5 ans pour favoriser une entrée réussie à l’école. La campagne, Bien grandir mise sur la revalorisation des parents comme acteurs de tout premier plan dans le développement de la maturité scolaire des enfants.

La Fondation est préoccupée par les résultats d’une étude menée tout récemment qui démontre que seulement un parent sur deux au Québec sait que c’est dans la période de 0 à 3 ans que le cerveau de l’enfant apprend le plus. « Cette période de l’enfance est pourtant cruciale puisque c’est à ce moment que le cerveau de l’enfant est à son maximum de développement », constate Claude Chagnon, président et chef de l’exploitation de la Fondation Lucie et André Chagnon. « Par ailleurs, on note que 68 % des parents ne sentent pas que la société valorise leur rôle parental. Nous voulons créer un climat favorable à toutes les interventions auprès de nos tout-petits. »

Durant la petite enfance, les experts associés à la campagne sont d’avis que les parents sont les plus aptes et les plus importants pour leurs enfants : ils sont leurs vedettes. Les interactions parents-enfants, par de simples gestes de la vie quotidienne, peuvent prévenir précocement les retards et les difficultés qui pourraient entraver le développement et les capacités d’apprentissage des enfants. 

« Alors que le Québec se préoccupe au sujet des statistiques alarmantes du décrochage scolaire, il faut rappeler qu’une intervention précoce peut jouer un rôle déterminant sur l’intérêt et la capacité de l’enfant pour l’accrocher à l’école », soutient Julie Brousseau, Ph. D. et conseillère en veille stratégique et en transfert de connaissances chez Québec Enfants.

Pourquoi tout se joue avant 5 ans… et même avant
Si à la naissance, l’ensemble des organes vitaux de l’enfant est fonctionnel – cœur, poumons et reins – le cerveau lui est encore en phase de développement et la malléabilité cérébrale se poursuit jusqu’à l’âge de 5 ans. Les recherches scientifiques révèlent que les connexions neuronales entre l’âge de 0 et 5 ans influencent de façon déterminante la manière dont l’enfant va réfléchir, apprendre et se développer.
 
« Le cerveau d’un bébé à la naissance n’a que le quart de la grosseur de celui d’un adulte et il va tripler entre 0 et 3 ans pour atteindre 80 % de sa masse corporelle », explique Julie Brousseau. « C’est à cette période que le potentiel d’apprentissage de l’enfant est le plus grand. Son cerveau est deux fois plus actif que celui d’un adulte. Dans les faits, il apprend à apprendre. Il faut nourrir directement le cerveau de l’enfant notamment par le toucher, le jeu et le langage. »

« La majorité des parents stimulent spontanément leur enfant. Mais prendre connaissance du potentiel phénoménal d’apprentissage de la naissance à 3 ans, alors qu’ils savent que l’enfant a besoin d’être aimé et rassuré, va soutenir davantage leurs efforts », poursuit Jean Gervais, professeur au Département de psychoéducation et psychologie à l’Université du Québec en Outaouais et membre du Groupe de recherche sur la qualité éducative des milieux de vie de l'enfant (QEMVIE) http://www.uqo.ca/recherche/qemvie.asp . « Préparer son enfant pour l’école, ça ne veut pas dire qu’il doit savoir lire et écrire à 3 ans, mais plutôt qu’il soit capable d’écouter, d’attendre, de communiquer ses émotions, bref lui prodiguer des apprentissages sociaux et cognitifs. »

Les parents, les grandes vedettes des enfants
La campagne publicitaire actuelle met ainsi l’accent sur ce stade crucial de la petite enfance et sur le rôle unique que les parents peuvent jouer auprès de leur enfant à ce moment de son développement. On y reconnaît la valeur des simples gestes, des paroles, des conversations qui ont un impact positif sur l’enfant. La campagne, Bien grandir s’échelonnera jusqu’en octobre 2010.

Des façons simples de stimuler les enfants s’intégrant dans la routine quotidienne sont proposées aux parents, par l’entremise du site internet www.biengrandir.com. De nombreux organismes et des intervenants de la petite enfance participent également à cet effort de sensibilisation partout au Québec.

Un engagement pour la réussite
« La Fondation Lucie et André Chagnon cible la réussite éducative des jeunes afin qu’ils deviennent des parents autonomes et accomplis », rappelle Claude Chagnon. « Notre action est généralement orientée auprès d’intervenants de la petite enfance. En ciblant le grand public avec la campagne, Bien grandir, la Fondation souhaite favoriser la synergie entre les communautés et les familles afin d’atteindre cet objectif sociétal. »

La mission de la Fondation est de contribuer au développement et à l’amélioration de la santé par la prévention de la pauvreté et de la maladie, en agissant principalement auprès des enfants et de leurs parents.

Source : Fondation Lucie et André Chagnon

Renseignements :
Jean Serge Grisé
514-380-2001, poste 1058

Modifié par:  Direction des communications et du recrutement
Dernière mise à jour:  11.11.2009 15.13

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