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La conciliation travail/grossesse, nouvelle publication réalisée par des professeurs du département de relations industrielles

Le Département de relations industrielles est heureux de vous informer de la publication de son dernier document de recherche ; La conciliation travail/grossesse : la transition vers le maintien au travail dans la gestion du risque pour la santé

Auteurs :  Romaine Malenfant, Ph. D., professeure au Département de relations industrielles, Anne-Renée Gravel, professionnelle de recherche étudiante au doctorat en relations industrielles à l’UQO; Normand Laplante, cochercheur et professeur au Département de relations industrielles à l’UQO; Mylène Jetté, professionnelle de recherche, équipe de recherche RIPOST-CSSSVC; Christine St-Amour, assistante de recherche étudiante à la Maîtrise en relations industrielles à l’UQO et Robert Plante, médecin en santé au travail, Agence de santé et de services sociaux de l’Outaouais. 

Cette recherche est subventionnée par Santé Canada, Programme de recherche sur les politiques en matière de santé (2005-2006), ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Association sectorielle paritaire du secteur des affaires sociales (ASSTSAS); Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST); Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES – UQO); et l’UQO.

La recherche qualitative qui a été réalisée de 2005 à 2008 visait à analyser le processus de gestion de la conciliation travail-grossesse et à comprendre les logiques d’action des parties impliquées en prenant comme objet d’analyse l’application du droit de retrait préventif de la travailleuse enceinte inclus dans la Loi sur la santé et sécurité du travail (LSST) du Québec. Au total, soixante-dix entrevues ont été réalisées auprès de gestionnaires, de travailleuses et de
représentants/délégués syndicaux des réseaux de la santé et des marchés d’alimentation dans les régions de l’Outaouais, Montréal et Québec.

Les résultats confirment qu’une proportion croissante de travailleuses enceintes est maintenue au travail, particulièrement dans les centres hospitaliers où sévit une pénurie importante de main-d’oeuvre infirmière. Par ailleurs, malgré l’avancée des connaissances scientifiques, le scepticisme quant au risque que peuvent présenter
certaines activités de travail pour le développement de la grossesse ou pour la travailleuse enceinte persiste. Certains établissements font toutefois la démonstration qu’il est possible de réaménager le travail et d’éliminer le risque bien que la logique qui sous-tend le processus reste traditionnelle. En effet, la logique basée sur la responsabilité de la travailleuse enceinte de respecter ses conditions de réaffectation et de se protéger est bien présente et montre ses limites
dans le travail réel.

Les résultats révèlent ainsi le manque de soutien offert aux établissements pour intégrer la gestion du droit de retrait préventif de la travailleuse enceinte à l’intérieur d’une gestion participative intégrée de la santé et sécurité dans l’établissement qui mettrait à contribution les acteurs internes et externes dans l’élaboration d’une politique concertée. Ces témoignages illustrent les impacts des lacunes actuelles dans l’application de la LSST. En effet, plusieurs établissements ne font pas partie des groupes prioritaires désignés par la CSST au moment de l’implantation du régime et après une trentaine d’années, la situation est restée la même. Cela est d’autant plus préjudiciable pour les travailleuses et les établissements où elles se retrouvent en majorité, comme c’est le cas dans les établissements où s’est déroulée la recherche.

L’instauration de programmes de prévention et de santé qui viseraient aussi les dangers pour la grossesse et les conditions de réaffectation, la mise en place d’un comité paritaire SST et d’un représentant à la prévention impliqué dans cette démarche, la formation, etc., ne sont pas des activités encouragées par la LSST dans ces établissements d’une part, et d’autre part, ces derniers bénéficient peu des interventions préventives du réseau public en santé au travail.

Si vous désirez vous procurer ce document, veuillez vous adresser à Marie Côté à l’adresse suivante : marie.cote@uqo.ca

Modifié par:  Direction des communications et du recrutement
Dernière mise à jour:  28.09.2009 07.21

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