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Une conférence à l’UQO sur les gangs de rue

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12 organismes* ont uni leurs forces afin de mieux comprendre et contrer le phénomène des gangs de rue. Au cœur de cette étude, le projet de prévention à l’affiliation à un gang négatif. Le professeur au Département de psychologie et psychoéducation de l'UQO Jacques Dionne a collaboré avec cette équipe.

L'expertise du professeur Dionne est reconnue grâce à ses recherches portant sur la délinquance et ses collaborations avec les Centres jeunesse.

Les responsables ont présenté le fruit de leurs travaux à la grande salle du pavillon Alexandre-Taché le jeudi 4 juin. Les thèmes abordés proposent une réflexion sur la perception des jeunes et des intervenants face aux gangs de rue. Est-ce que les organismes ont erré dans la conception de ce qu’est un gang et un membre de gang? Qu’est-ce qui distingue le gang de rue des autres groupes criminels traditionnels?

Voici quelques réponses obtenues lors d'une consultation menée auprès de plus d'une centaine de jeunes (83 âgés de 13 à 17 ans et 26 âgés de 18 à 23 ans).

75 % des réponses des jeunes font référence à un groupe d’amis réunis pour le plaisir, le sport et le loisir. Les passions et intérêts communs, les valeurs, l’apparence, l’habillement, le quartier ou la nationalité sont des éléments rassembleurs

Ils peuvent entretenir des liens plus serrés avec un gang, mais se promènent aussi de gang en gang

25 % des réponses définissent les gangs par des éléments comme la drogue, la violence, les difficultés personnelles et la criminalité

17 % des réponses ont fait référence à la consommation des drogues

Pour les jeunes, il est primordial de nuancer entre « gang », « groupe d’amis » ou « bande de jeunes », considérant que gang est associé à des gangs de délinquants ou des gangs de rue

Selon les jeunes, il y a peu de gangs de rue à Gatineau; la majorité les considère inexistants ou peu visibles. Ils seraient surtout implantés à Ottawa et Montréal

Certains jeunes mentionnent que les gangs de la région se distinguent en étant simplement de jeunes délinquants. Ces bandes de jeunes seraient plus présentes que les gangs de rue

Selon les jeunes, il demeure difficile de savoir s’il existe de vrais gangs de rue dans la région puisque la plupart des jeunes adoptent tous les mêmes comportements et les mêmes styles vestimentaires

La plupart des jeunes s’entendent pour dire qu’il n’y a pas de recrutement, ni d’initiations précises

Parmi ceux qui croient qu’il y a du recrutement, il se ferait par le biais de connaissances et la fratrie

Les jeunes mentionnent que les sites Internet sont privilégiés par les gangs pour le recrutement. Ils ont des sites faisant la promotion de leur gang

Les jeunes s’entendent pour dire que les médias ne représentent pas la réalité du phénomène à Gatineau. Ils auraient tendance à imaginer des gangs de rue partout et à véhiculer une image négative des jeunes

Les jeunes soulignent que même s’il est vrai que certains jeunes se réunissent dans des endroits publics et agissent de façon délinquante, les médias ne doivent pas généraliser

Quant aux intervenants, voici leurs réponses aux questionnaires concernant les stratégies privilégiées

Prévention et sensibilisation auprès des jeunes, particulièrement dans les écoles

Offre d’activités alternatives aux jeunes

Travail sur le développement des compétences et de l’employabilité

Accompagnement et suivi soutenu des jeunes

Formation pour les intervenants

Information pour les parents et la population

Augmentation des intervenants auprès des jeunes

Répression pour les gangs organisés et violents

Jumelage d’autres interventions à la répression

De son côté, la police de Gatineau a agi en formant l'escouade DIVAS (drogue, intimidation, violence, arme et sollicitation). Les résultats de ce projet parlent d'eux-mêmes : 178 arrestations, 250 000 $ en argent saisis et 255 000 $ de stupéfiants saisis.

Le service de police de Gatineau caractérise les gangs de rue de par leurs activités criminelles spécifiques. Des groupes qui utilisent la force, l'intimidation et la violence pour accomplir des actes criminels. La police a d'ailleurs déjà identifié les appartenances de sous-gangs appartenant à 2 grands groupes, soit les Crips et les Bloods.

La conclusion pour combattre la présence de gang de rue demeure simplement le partenariat entre la police et les intervenants qui oeuvre au service de la communauté.


*12 organismes impliqués : Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais, Les Centres jeunesse de l'Outaouais, Vallée jeunesse, Centre Jéllinek, l'Université du Québec en Outaouais, L'Alternative Outaouais, L'Antre-Hullouise et l'APTAFO, L'appart Adojeune, Avenue des jeunes, la police de Gatineau, Centre hospitalier Pierre-Janet et le Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO)

Modifié par:  Direction des communications et du recrutement
Dernière mise à jour:  18.06.2009 14.39

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